lundi 12 février 2018

Il faut descendre Yamamoto !

Ce vendredi, tous les JTIstes présents jouaient sur une seule table
pour un scénario "Check your 6 !" :


18 avril 1943, 9h35
près de Bougainville dans le Pacifique :

John W. Mitchell conduisait un groupe de P-38s
pour la plus longue mission d'interception de la guerre.

A 9h34 ils aperçurent leur cible :
deux bombardiers dont l'un transportait le légendaire 
Amiral japonais YAMAMOTO.

Un groupe de quatre P-38
se lança à l'attaque
tandis que le reste de la formation
assurait la couverture haute.

Une chance d'enlever aux japonais
un de leurs meilleurs commandants
était à portée de main...

Les chasseurs utilisés par les américains 
 (en raison de leur rayon d'action)
pour intercepter Yamamoto 
étaient des P-38G lightning.

L'escorte de Yamamoto :
des chasseurs A6M3 "zéro"

 Le groupe d'interception américain
de gauche à droite :

Le Lieutenant Gérard HINE "Gégé",
le Capitaine Niko LANPHIER "Bigmouth",
le Capitaine  Franck HOLMES "Francky"
et le Lieutenant Simon BARBER "Natural born killer".

( Les Lieutenants Jeff "Lafranckette"
et Marco "Smallarm",
ayant dû rebrousser chemin
suite à une baisse subite
de la pression d'huile de leurs appareils,
ne participèrent pas à la mission
comme initialement prévu.)

 Le groupe de protection de l'amiral Yamamoto 
de gauche à droite :

les pilotes HIDAKA Nikotsuo
et TSUJINOE Nathalitsu 
l'aspirant YANAGIYA Paoloji
( son ailier MORIZAKI Tejeshi ne figure pas sur le cliché)
et SUGITA Nanardoichi le 3ème meilleur as japonais du conflit
(son ailier  OKAZAKI Yasuji ne figure pas sur le cliché,
c'est dommage car il jouera un rôle plus important
que son célèbre leader durant cette mission...)

Banzaï !!!

Les japonais commettent l'erreur de ne pas séparer
les deux bombardiers Betty
( dont l'un transporte Yamamoto )

ce qui permettra aux lightnings 
de mener leur attaque sans se disperser.

Seul le Cpt Francky Holmes
se précipitera courageusement 
à la rencontre  de cinq des zéros de l'escorte.

Tandis que ses camarades
se dirigent à pleine vitesse
vers les bombardiers.

Le Cpt Holmes en face à face
avec OKAZAKI Yasuji 
( l'ailier de l'as Nanardoichi ).

Il manquera sa cible
tandis que les tirs combinés
de trois des zéros lui faisant face
auront raison de son appareil...
( "Et un, et deux, et trois zé-ros !!!)

Certains soutiendront
qu'il n'était probablement pas à jeun
( tout comme cela avait été le cas
le jour de l'attaque de Pearl Harbor ).

 La dernière photo connue
du Capitaine Franck Holmes
avant sa disparition. 

Son chef d'escadrille aurait déclaré par la suite :
" Nous pensions tous qu'il avait percuté un avion japonais,
comme à son habitude,
mais nous avons eu la tristesse de découvrir
qu'il n'en était rien...

Pauvre Francky, lui qui rêvait de partir de cette façon
comme son père en 1917 dans le ciel français..."

L'as Nanardoichi,
mal positionné au début de l'action,
ne réussira jamais à rattraper 
les trop rapides chasseurs américains
( bien qu'il ait poussé son avion à vitesse maximum
et en piqué de surcroit).

Heureusement,
ses équipiers, moins éloignés,
parviendront à atteindre les lightnings
mais l'on se demande comment les choses auraient tourné
si cela avait été lui qui s'était trouvé à portée de tir
des chasseurs américains et pas son ailier...

 
Cependant, l'armement des P38
est bien trop puissant
pour les frêles bombardiers japonais
qui seront tous deux abattus
en l'espace de 30 secondes
avant que les zéros puissent intervenir efficacement.

Le Capitaine Niko LANPHIER
hurle à la radio :
" J'ai descendu Yamamoto !!!"
alors que le Lieutenant Simon BARBER,
moins expressif, 
pensait pourtant que c'était lui
qui avait touché l'appareil...

Le Lieutenant Gérard HINE
s'étant fait abattre lui aussi
par OKAZAKI Yasuji,
Nikotsuo et Nathalitsu
et n'ayant pas survécu
personne ne pourra départager
les deux pilotes.

Chacun d'eux prétendra être à l'origine du crash du Betty...
 et voudra en récupérer les bénéfices
( voir ci-dessous).

Après guerre,
la victoire sera accordée conjointement aux deux pilotes
mais  l'aspirant YANAGIYA Paoloji
( le seul des pilotes japonais ayant survécu à la guerre,
blessé et amputé du bras droit,
il épousera l'infirmière qui s'était occupée de lui )
témoignera plus tard en faveur de Simon BARBER.

Pourtant, Niko LANPHIER
maintiendra sa version.

Finalement, le doute persiste toujours :
" Qui a descendu Yamamoto ?!?! ) 


Nanardus San

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